Commando marine

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Les commandos marine sont des formations de forces spéciales de la marine française, la Marine nationale.

Démonstration d'assaut à la mer par des hommes du commando Jaubert, pendant la manifestation nautique "Brest 2004" (juillet 2004)
Démonstration d'assaut à la mer par des hommes du commando Jaubert, pendant la manifestation nautique "Brest 2004" (juillet 2004)

Sommaire

[modifier] Histoire

Les commandos marine ont été créés durant la dernière guerre mondiale en Grande-Bretagne, sur le modèle des Royal Marines Commandos ou forces spéciales de la Royal Navy à partir d'éléments des fusillers marins français regroupés au Royaume-Uni.
Le 6 juin 1944, ils sont 177 à participer au débarquement en Normandie, sous les ordres du capitaine de corvette Kieffer.

Icône de détail Article détaillé : Commandos Kieffer (France libre).

[modifier] Sélection

La sélection des commandos marine est particulièrement rigoureuse.
Après une sélection interne par leurs commandants de compagnies de fusiliers marins et, parmi les brevetés fusiliers marins d'une ancienneté minimale, ceux-ci commencent une évaluation commando de deux semaines. A l'issue de ce stage, une partie d'entre eux est sélectionnée pour le stage commando (cours Commando élémentaire) d'une durée de 14 semaines. In fine, en moyenne 10 à 20 % des stagiaires reçoivent le brevet et le béret vert. Cependant, à aucun moment le brevet n'est garanti et toute faute peut aboutir à la radiation du stage.
Le "stac" ou stage commando se déroule à Lorient, en Bretagne, au sein de l'Ecole des fusiliers marins, héritière du 1er bataillon de fusiliers marins, et l'une des unités les plus décorées de l'Armée française. Les épreuves, tenues secrètes, préparent les fusiliers à leurs futures missions possibles au sein de l'un des cinq commandos de la marine. Le 'stac' se déroule en différents modules : le stage commando élémentaire dure 14 semaines puis deux semaines de stage parachutiste à Pau.
Le "stac" est ouvert en nombre restreint à d'autres spécialités de la marine (radio, infirmier) qui pourront ainsi intégrer l'effectif opérationnel des commandos marines.
Le stage commando n'est cependant que le début de la formation du commando marine, qui doit également passer trois semaines de stages complémentaires ainsi que d'autres brevets techniques de commandos au cours de la formation interne.
Les commandos voulant postuler au commando d'action sous-marine Hubert de Toulon doivent, après une période d'ancienneté dans les unités commandos de Lorient, passer le brevet de nageur de combat à Saint-Mandrier, sur un tempo comparable à celui du cours Commando élémentaire, en plus difficile et plus long (deux semaines de pré-sélection, sept mois de Cours Nageur).

[modifier] Uniforme

Leurs origines britanniques se remarquent au port du béret vert couché à l'opposé des autres unités militaires françaises (au-dessus de la tempe droite pour les unités classiques). Le brevet de commando est porté par les commandos marine sur leur béret directement ainsi que par une banane "commando" sur la manche de leur uniforme au niveau de l'épaule.
On reconnait les membres et anciens membres du commando Hubert au badge de brevet "nageur de combat" qu'ils portent à la poitrine de leur tenue de sortie.
La plupart des commandos sont également reconnaissables à leur brevet parachutiste couplé à leur insigne de grade Marine nationale sur leur tenue camouflage "centre europe".

[modifier] Missions

La France compte actuellement cinq unités de commandos marine qui appartiennent à la force des fusiliers marins et commandos, sous le commandement d'un amiral (ALFUSCO), dépendant directement du chef d'état-major de la marine, en ce qui concerne l'organisation et la préparation de cette force. Ils sont souvent déployés sous l'autorité du commandement des opérations spéciales ( COS ) pour des missions sur des théâtres extérieurs et sont particulièrement entraînés :

  • aux reconnaissances tactiques préalables aux opérations amphibies ou terrestre (renseignement) ;
  • à la protection et à l'évacuation de ressortissants ;
  • aux actions de destruction et de sabotage ;
  • aux interventions à la mer dans le cadre des missions de sauvegarde maritime (lutte contre le terrorisme, les trafics illicites et les infractions maritimes)

En particulier, les Commandos marine sont souvent utilisés pour la protection d'ambassades en zone de guerre (par exemple dans certains pays d'Afrique).

[modifier] Organisation

Chaque commando est constitué de 80 à 100 hommes répartis en groupes de 15 à 17 opérateurs.
Quatre de ces unités sont basées à Lorient :

  • commando Jaubert, spécialisé pour l'assaut et le contre-terrorisme maritime (celui-ci incluant le GCTLO anciennement GCMC depuis 2001)
  • commando Trepel, spécialisé pour l'assaut et incluant également le GCTLO ;
  • commando de Montfort, spécialisé pour l'appui et la destruction à distance (le "sniping", notamment) ;
  • commando de Penfentenyo, spécialisé pour la reconnaissance et l'acquisition de renseignement opérationnel ;

Un commando est basé à Saint Mandrier (Var) :

À l'été 2008, un sixième commando sera formé[1] :

[modifier] Histoire

[modifier] Bibliographie

  • Marie Babey, Commandos marine en action, éditions Pêcheur d'images, 2004 (album de photographies)

[modifier] Références

  1. (fr) La marine crée un sixième commando dédié aux technologies de pointe, 13 février 2008

[modifier] Liens externes

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